| Témoignage adressé aux familles en attente d'une AVS |
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Nous sommes les parents de 4 enfants, dont une fille handicapée de 4 ans, qui a une hémiparésie avec des troubles de développement associés. Elle est scolarisée en Moyenne Section dans une école dans les Hauts de Seine (92). Elle est actuellement accompagnée 4 matinées par semaine par une AVS supervisée par le cabinet ESPAS IDDEES. Notre famille assume entièrement la charge financière de cet accompagnement, car nous sommes convaincus que c'est le meilleur dispositif pour notre fille. Mon mari et moi faisons appel à vous car le rectorat de Versailles a pris la décision de remplacer en cours d'année l'AVS actuelle par une AVS de l'Education Nationale. Cette décision se base sur le fait que le handicap de notre fille ne rentre pas dans le cadre de la convention signée entre l'EN et le cabinet ESPAS, pour les élèves porteurs d'un TED (Troubles Envahissants du Développement). Il y a aujourd'hui des milliers d'enfants handicapés en attente d'AVS. Pourquoi l'EN ne concentre-t-elle pas ses efforts sur la recherche d'AVS pour ces enfants-là, au lieu d'interrompre en cours d'année l'AVS de notre fille ? De plus, la personne en charge du recrutement des AVS nous a informé avoir déjà identifié une nouvelle AVS, car la demande faite par le rectorat stipulait le caractère urgent de notre cas. Pourquoi remplacer une AVS déjà en place et payée par les parents serait plus urgent que de trouver une AVS pour un enfant handicapé laissé aujourd'hui sans accompagnement ? Le soutien actuel dont bénéficie Mathilde est basé sur un programme de développement complet et une supervision réalisée par des spécialistes des troubles du développement. Notre fille a mis longtemps avant d'établir une relation de confiance avec l'AVS actuelle. En effet, au-delà de ses problèmes moteurs, elle a des troubles neurologiques qui se matérialisent par des difficultés d'apprentissage, de socialisation et de communication. Il lui faut beaucoup de temps pour se sentir à l'aise avec une nouvelle personne. Nous croyons que cette relation de confiance entre elle et son AVS actuelle est un élément clé des récents progrès de notre fille. Ce changement imposé d'AVS en cours d'année a d'ailleurs été jugé "très dommageable" par le pédiatre du CAMSP qui suit notre fille, ainsi que par son enseignante et la Directrice de l'école. Pourquoi l'EN prend-elle des décisions contraires à l'intérêt de notre fille handicapée, et contre l'avis des parents, des médecins, du personnel enseignant et des associations de parents d'élèves ? Avec cette décision, le rectorat de Versailles banalise le changement d'AVS et sous-estime les risques associés pour notre fille. Notre seul souhait est que le dispositif actuel soit maintenu jusqu'en Juin, afin de ne pas perturber l'année scolaire de notre fille.
Pour l'année prochaine, l'EN refuse de faire évoluer la convention actuelle afin d'étendre ce type d'accompagnement à d'autres troubles. Hors d'après ce que nous avons compris, les conventions en place avec des associations concernent uniquement des enfants souffrant de TED. Pourquoi n'aurions nous pas le droit de choisir le type de prise en charge que nous souhaitons pour notre fille, sous prétexte qu'elle n'a pas « le bon » handicap ? Pourquoi les enfants souffrant également de troubles de développement d'origine neurologique, comme notre fille, n'auraient pas droit à un accompagnement spécialisé ?
Nous nous battons tous les jours pour que notre enfant progresse et puisse avoir la meilleure vie possible, malgré ses difficultés. C'est pourquoi nous ne pouvons pas accepter cette décision et demandons votre soutien et votre mobilisation pour réagir ensemble.
En vous remerciant d'avance.
Sincèrement,
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